Voici quelques observations :
Eau et assainissement des rivières autrefois abondantes et d’une rare pureté
Au niveau économique, le développement des eaux embouteillées est un phénomène mondial. Les Marocains, essentiellement pour des raisons de pouvoir d’achat, se sont orientés plus tardivement vers ce mode de consommation. Le Groupe Miloud Chaâbi, déjà introduit dans le monde de la consommation alimentaire, avec sa chaîne d’hypermarché Asswak Assalam, s’est lancé dans ce marché juteux avec le lancement d’une nouvelle eau de source naturelle « Aïn Soltane ». Fort est de constater que la matière plastique des bouteille n’est pas recyclée au Maroc créant de larges zones de pollution au niveau de l’environnement.
Les zones humides sont un élément indispensable au maintien du cycle de l’eau : elles capturent et retiennent les eaux de pluies et les fontes de neige, retiennent les sédiments, et purifient l’eau.
- Le manque d’eau pour assurer les besoins du maintient du développement est alarmant. Il est probablement du aux aléas climatiques des trois dernières décennies. En effet, des hypothèses évoquent le manque de chutes de neige et la sécheresse et de réchauffement climatique qui ont entrainé le tarissement de la nappe phréatique, un autre vecteur à prendre en compte sont les besoins cruciaux d’irrigation permettant le développement de la culture des vergers(arbres fruitiers) qui ont nécessité le creusement de puits pour leurs irrigations. Ces éléments se sont considérablement aggravés et menacent l’approvisionnement en eau potable essentielle à la survie de la population. La désertification concerne, à divers degrés, 93 % de la superficie du Maroc. Une population qui s’angoisse, un mode de vie en péril, la désertification au Maroc prend, dans l’indifférence générale, des proportions alarmantes. Quelques chiffres fournis par le PAN (Plan d’Action National de Lutte contre la Désertification) nous éclaire quant à la dimension que prend cette problématique au Maroc. Ainsi, il ressort que 64 % de la superficie agricole utile du Maroc connaissent une dégradation des terres, ce qui correspond à une superficie de 455.000 km2,(...). Il s’agit d’un problème d’écologie confronté à un problème d’économie, en ce sens que l’activité des agriculteurs est également importante pour la survie de nombreuses familles. A ce propos, citons un passage inspiré du Coran par Abdelkrim Bekri, chargé de la formation des imams de la Grande Mosquée de Paris : Dieu a créé la nature pour que l’homme puisse la cultiver. Mais l’homme est un être irresponsable, qui ne cesse de créer le désordre, en saccageant la nature et en polluant l’eau, pourtant élément de purification majeur.(voir aussi Ecologie et Spiritualité). On pourrait imaginer des alternatives aux cultures intensives, en tentant des études de faisabilité qui progressivement mèneront à moyen terme l’occupation d’une partie de ces agriculteurs vers d’autres activités, d’autres pôles comme la participation à l’essor touristique de la ville, (entretien des jardins publics, curage des rivières, aménagement des abords de la source Ain Soltane, travaux publics).
Il est souhaitable que l’action politique se concentre davantage à diriger la jeunesse vers une adéquation emploi/formation,(apprentissage et formation qualifiantes, orientation vers de nouveaux métiers).
Autres pistes :
Au niveau politique
Proposition de résolution à prendre au niveau national marocain qui pourra viser la mise en oeuvre de directives de l’Organisation Mondiale de l’Environnement (OME) en vue d’assurer un droit à l’environnement salubre : un droit de l’humanité.
Développement de l’éco-volontariat via notamment le jumelage entre Maxéville et Imouzzer Kandar
Autres points
(à traiter ultérieurement)
Jeunesse livrée à elle même, enfants et adolescents des rues, autant de proies faciles des drugdealers, de de la prostitution et de la délinquance, de la mendicité. (le problème est généralisé dans tout le pays, mais le phénomène était quasi inexistant dans la génération précédente). Faut-il dans le cas de la prostitution, suivre passivement l’adage qui dit Y a t-il une ville, ou un pays qui n’a pas son quartier chaud ?. “Les enfants des rues du Maroc" sans support familial et sans protection sociale est insupportable. Les Nations Unies ont estimés qu’il y a 14000 enfants qui vivent dans les rues au Maroc. La plupart de ces enfants ont entre 10 et 14 ans. Mais le chiffre semble beaucoup plus criant que ces chiffres.
Traitement des déchets domestiques (dépôts sauvages) : malgré une privatisation du ramassage des ordures la situation est toujours insatisfaisante.
Manque cruel d’infrastructures culturelles (il n’y a ni bibliothèque, ni ludothèque, ni cinéma, ni centre culturel, ni piscine municipale,...
la piscine d’Imouzzer du Kandar. Elle était la plus belle piscine de tout l’Atlas. Elle avait un rayonnement national. Aujourd’hui, c’est une image de désolation.
Organiser des groupes de travail et de réflexion sur l’énergie et développement durable au niveau local (Développement Local et Durable). Ceux-ci dans un contexte de démocratie citoyenne qui devront considérer le coût des énergies relativement important au niveau budget familial dans la mesure où la région se développe au niveau démographique (croissance de la population), mais aussi par l’afflux de résidents marocain à l’étranger et touristes en période estivale : mise en place d’outils et des mécanismes qui permettent à tous les citoyens, y compris les personnes ayant des revenus bas et moyens, d’avoir accès aux investissements permettant de réduire leur consommation d’énergie (énergie solaire). Envisager dans ce contexte "écologie sociale" : l’écologie et les économies d’énergie ne peuvent devenir un luxe accessible uniquement aux personnes les plus aisées, mais au contraire, le combat pour le développement durable doit associer tous les citoyens, à la mesure de leurs moyens.
Imouzzer se trouve en zone sismique importante. La terre a tremblé à deux reprises à Imouzzer l’été 2008. Le 11/08/2007, un témoin avait l’impression que c’était la fin du monde et témoigne J’entendais les gens hurler dehors et je me suis levé en une seconde et quand je courais en sortant et descendant les escaliers, la terre tremblait encore !!! Mais fort heureusement pas de dégâts ! Ce qui découle des interrogations, sur l’état des lieux du bâti de la ville, de la manière dont elle a été conçue.
Une route détruite à Imouzzer
Tombeau de Mr Barthélemy. Voyez l’état des lieux !


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