Les travaux sur les déclinaisons du Plan Maroc vert au niveau de la région de Fès-Boulemane ont démarré, mardi dernier, à Fès. De fait, agriculteurs et responsables régionaux du département Akhannouch planchent sur la définition d’un plan régional de développement agricole. Tenues sous le thème « Investissement et développement », ces rencontres focalisent le débat sur la stratégie proposée par l’équipe technique du ministère.
Les discussions qui ciblent aussi le volet financier se poursuivront jusqu’au 7 octobre. L’agenda prévoit l’organisation d’ateliers portant sur les approches et moyens à mettre en œuvre pour amorcer le développement des filières retenues. Il s’agit en particulier, des céréales, câpres, lait, olivier, rosacées et viandes blanches et rouges. Au final, les intervenants auront défini un plan agricole régional. Pour M’hammed Bensouda, responsable de la DPA (direction provinciale de l’agriculture), le futur plan fait l’objet de larges consultations entre les différentes composantes du secteur. Le but est de mettre au point une version qui reçoit l’adhésion de tous les partenaires.
En chiffres, il est prévu d’atteindre une superficie de 2.500 ha de câpriers et la production des semences sélectionnées sur une surface de 1.000 ha.
De manière générale, les objectifs arrêtés ciblent l’amélioration de la productivité du cheptel, la valorisation de la production laitière, l’intensification de production céréalière et le développement de l’arboriculture. A titre d’exemple, les plantations oléicoles devraient passer à 64.000 ha d’ici 2020 et les rosacées à 6.840 ha à l’horizon 2013. Sans oublier l’accroissement du niveau de rendement moyen de la filière céréalière et celle des cultures fourragères. Le tout s’assigne pour objectif primordial, l’amélioration du niveau de vie des agriculteurs de la région. Celle-ci, faut-il le rappeler, recèle d’importantes potentialités. Sa superficie agricole utile (SAU) est estimée à 317.000 ha dont 44.700 irrigués. S’agissant des principales productions, la région réalise 230.000 tonnes céréales (3,8%) de la production nationale, 9.200 tonnes d’olives, 70.000 tonnes de fruits et 20.000 tonnes de câpres. Ces filières disposeront bientôt des éléments nécessaires (justificatifs techniques, économiques et sociaux) pour établir une matrice des choix et modèles de développement. D’autre part, les équipes du ministère de l’Agriculture se penchent actuellement sur les projections des cultures selon des scenarii à long terme. S’en suivra un plan d’action par filière qui sera établi pour permettre le montage de projets réalistes et réalisables. En attendant, les agriculteurs manquent encore de vision. Pour eux, « les partenaires du Plan « Maroc vert » devront s’expliquer davantage sur les méthodes de financement de ces projets, prendre en considération les changements climatiques, mettre en œuvre des mesures à même de limiter l’exode rural et encourager l’investissement dans le secteur.
Youness SAAD ALAMI
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