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Accueil > Actualités > Imouzzer & régions > Commémoration : Les Marocains fêtent leur histoire à Fès

jeudi 5 mars 2009, par Webmaster

Pour les Marocains, l’année 2008 est une année particulière. Elle marque douze siècles de la fondation de la ville de Fès par Moulay Idriss II qui en a fait la capitale du Royaume.

Pour fêter donc 12 siècles de la vie d’un royaume, un ensemble de manifestations seront lancées sur tout le territoire national. Une célébration collective à Fès, Meknès, Marrakech, Agadir, Dakhla... L’enveloppe allouée à cet événement est d’un montant de 350 millions de dirhams. 150 millions dirhams est programmé dans la loi de finance 2008 et 150 autres millions sont collectés auprès du secteur privé via des actions de sponsoring...

Pour la réussite de cet événement, une association a été créée : « l’Association pour le 1200e anniversaire de la Fondation de la ville de Fès ». SM le Roi a désigné les chefs de files devant chapoter cette association. Chakib Benmoussa a été nommé par le Souverain président de la commission nationale et Saad Kettani, Haut Commissaire. Ce dernier a présenté le 24 mars à Fès, lors d’une conférence de presse, les grandes lignes du programme de l’association. Il a annoncé à cette occasion que le coup d’envoi des festivités de « 12 siècles de la vie d’un Royaume » aura lieu le 5 avril prochain.

Au menu, un spectacle musical retraçant les 12 siècles de l’Histoire du Maroc qui se tiendra sur la place de Bab Boujloud en présence d’invités nationaux et internationaux. Parmi les invités figure Cécilia Ciganer-Albéniz, ex-épouse du président français Nicolas Sarkozy et actuelle épouse du publicitaire marocain Richard Attias qui est d’origine Fassie.

Le programme est riche en manifestations : une caravane sillonnera les 16 régions du Maroc, non seulement pour relater l’histoire marocaine en général mais aussi pour valoriser le patrimoine culturel local tout en mettant en exergue la contribution de chaque région à l’enrichissement de notre histoire. Le programme prévoit aussi, un « Marathon de l’histoire » qui consiste en la traversée de 16 villes, chef lieu des régions. Le coup d’envoi de cette compétition sportive sera donné par le champion Hicham El Guerrouj qui en suivra de près le déroulement. A l’arrivée du Marathon de l’histoire, l’emblème national entouré des 16 armoiries régionales sera porté par « les 17 marathoniens de l’histoire » pour terminer en apothéose leur parcours.

Autre volet du programme, la diffusion de « C’est mon histoire ». C’est un hommage télévisé dédié à 60 personnalités qui ont marqué l’histoire du Maroc et à 60 jeunes faisant preuve d’esprit d’initiative et d’engagement citoyen. Ce programme sera diffusé par une des chaînes nationales (Al Ouala ou 2M).

Pourquoi fêter l’histoire marocaine à partir de Fès ?

L’histoire marocaine n’a pas commencé avec Moulay Driss. Le Maroc est une vieille nation chargée d’histoire. Avant les Berbères, les Carthaginois, les Romains, les Vandales ou les Byzantins, le pays a été peuplé par les hommes de la préhistoire qui ont laissé leurs marques peintes sur les parois rocheuses de l’Atlas. Mais c’est le choix du thème « 12 siècles de la vie d’un Royaume » qui met Fès au centre de cette manifestation : la création de l’Etat.

Le fondateur de la Nation marocaine, Idriss 1er fut l’époux de Kenza, la fille d’Ishaq, le chef des Berbères « Awraba »... Cet instant majeur de notre histoire nationale consacre le début de la synthèse heureuse entre la racine Amazighe et l’apport arabo-musulman, qui deviendra tout le long de l’histoire ultérieure du Maroc, le socle de la marocanité.

La finalité recherchée de cette manifestation et l’adoption de l’adage : le peuple qui ne s’intéresse pas à son histoire ne peut pas s’intéresser à son avenir.

La participation des académiciens et des anthropologues à cet évènement permettra de décortiquer l’histoire marocaine avec un esprit critique, loin de l’option émotionnelle. Un pays qui est fier de son passé, construit son avenir avec confiance tout en consolidant son ancrage dans la modernité.

Entretien avec Saad Kettani, Haut commissaire de l’association pour le 1200e anniversaire de la Fondation de Fès. « La valeur ajoutée de l’événement est énorme »

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Célébrer douze siècles de la vie d’un Royaume. C’est tout un travail que l’association pour le 1200e anniversaire de la fondation de Fès devra entreprendre tout au long de l’année courante. Ce travail vise, en premier, à travers des activités ludiques et festives, à transmettre des messages faciles à comprendre, notamment pour les jeunes, indique le Haut Commissaire. Explications.

Quelle valeur ajoutée apporte ce projet pour les Marocains ?

C’est une valeur ajoutée énorme. C’est la première fois au Maroc que nous entreprenons un exercice de cette profondeur. Le Maroc est riche d’une histoire millénaire. C’est un moment important de notre histoire qui a commencé avec la fondation de la ville de Fès ayant coïncidé avec cette rencontre heureuse de la racine amazighe avec l’apport arabo musulman. Avec tout ce que cela signifie en matière d’échanges techniques qui se sont passés et qui ont donné leur fruit pendant les siècles suivant au socle de la personnalité marocaine que nous représentons tous aujourd’hui. En fait, l’exercice vise à permettre, à travers un travail ludique et festif, de transmettre des messages faciles à comprendre pour les jeunes. Car faut-il le rappeler, il s’agit surtout de toucher la jeunesse qui, aujourd’hui, est complètement déconnectée par rapport à son histoire. C’est pour cela, d’ailleurs, que pour pouvoir bien passer ces messages, j’ai également associé au projet des universités. A travers l’événement, nous allons ainsi pouvoir raconter et surtout partager l’histoire avec l’ensemble des Marocains. Et ce, à partir de ce moment qui était un tournant de l’histoire du Maroc, celui de la fondation de Fès par Moulay Idriss 1er il y a 1200 ans. Il faut dire que la valeur ajoutée d’une telle manifestation c’est l’appropriation par les Marocains de leur histoire et de leur culture. Parce que celui qui ne possède pas son histoire, ne peut en aucun cas éclairer son chemin pour l’avenir. Aujourd’hui, avec la mondialisation, avec tous les défis qui nous guettent, le Maroc, engagé dans des réformes aussi bien socio-économiques que politiques, a besoin de consolider sa personnalité. Nous avons besoin que la nouvelle génération soit fière de sa culture et de son histoire. Laquelle histoire est séculaire et plonge ses racines très profondément. C’est cela la valeur ajoutée. C’est une valeur ajoutée à construire avec le temps. Certes, nous allons célébrer l’événement pendant un an. Mais, on va faire en sorte que l’ensemble des projets qu’on va développer soit pérenne et durable.

L’association pour le 1200e anniversaire de la fondation de la ville impériale va-t- elle s’intéresser essentiellement à l’Histoire ?

D’abord, il faut savoir qu’il y a une dimension participative dans ce projet. Nous n’avons pas la prétention de traiter l’histoire, nous ne sommes pas des historiens. C’est pour cela que j’ai mis en place un comité scientifique et académique. Lequel comité est composé d’historiens, d’anthropologues et de sociologues. C’est auprès de ces derniers que nous puiserons des idées que nous transformerons, par la suite, pour pouvoir développer des manifestations au cours desquelles nous allons raconter notre histoire dans un cadre festif.

Qu’en est-il des projets qui seront lancés à l’occasion ?

Il faut noter qu’il y a des structures régionales qui vont participer à l’organisation de ce projet. Des fichiers ont été distribués au niveau de chaque comité régional, avec notamment un questionnaire à remplir. Ainsi, celui qui a un projet devra remplir ce questionnaire et choisir le projet qu’il estime être le plus intéressant pour sa région. Ensuite, c’est le comité régional qui filtre d’abord les propositions, avant de nous les transmettre. Quand ils arrivent chez nous, les projets sélectionnés passent dans un comité de direction et sont ainsi validés par le comité académique et scientifique. Et c’est à ce moment là qu’on les soumet, nous, à la validation du conseil de surveillance qui est présidé par le ministre de l’Intérieur.

Cet événement va coûter au Maroc quelques 350 millions de dh, comment éviter qu’il y ait des dérapages ?

Il y a des organes de gouvernance créés dans le cadre d’un concept innovant. C’est la première fois, dans le monde associatif, qu’on s’est doté d’une organisation avec un conseil de Surveillance et un Directoire. C’est une première au Maroc, si ce n’est dans le monde entier. A noter qu’au niveau du conseil de surveillance, il y a une commission nationale qui est composée des élus, des walis de toutes les régions du Royaume et des représentants du gouvernement. Ce sont ces derniers qui ont un rôle important à jouer en matière du contrôle financier. Ils sont à même de contrôler les activités et les projets qui sont présentés au Conseil de Surveillance par le Haut Commissaire. En fait, c’est tout un processus de décision collégial qui sera fait sur le plan financier. Organigramme

L’Association « 1200e anniversaire de la fondation de la ville de Fès » est dotée de ces organes de gouvernance :
- Le Conseil de Surveillance est présidé par le ministre de l’Intérieur ou son représentant et est composé de ministres membres de la Commission Nationale (ou leurs représentants) : ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa ; ministre de l’Economie et des finances, Salaheddine Mezouar ; ministre de la Culture, Touria Kraytif Jabrane ; ministre de l’Enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, Ahmed Akhchichine.

- Le Directoire qui est présidé par Saad Kettani, Haut Commissaire et composé de Mohamed Chahid Slaoui en qualité de Secrétaire général et directeur exécutif, Jalil Skali en qualité de Secrétaire général adjoint, Mohamed El Hajjouji en qualité de trésorier et en qualité d’Assesseurs, Nadia Fassi Fehri, responsable stratégie et communication et Farida Jirari jamil responsable expertise et conférence.

- Sur le plan opérationnel, l’équipe technique est composée de : professeur Abdeslam Cheddadi, professeur Dbich Abdelouahab, Najat Mjid, Rolande Allene, Karim Taghi, Houda Bennis et Selma Guessous.

Indépendamment du contrôle légal prévu par la législation en vigueur, l’association est soumise aux contrôles de Commissaire aux Comptes. Elle s’est aussi dotée d’une charte basée sur des valeurs comme le respect mutuel, l’ouverture et la tolérance pour la promotion de la diversité des cultures et des traditions de la bonne gouvernance.

- Des Comités Régionaux mis en place qui sont en charge de l’élaboration de propositions à soumettre au Haut Commissaire, en ce qui concerne la préparation et la mise en œuvre des activités.

- Un comité académique a été également constitué et est composé de Hamed Abadi, président de Rabita Mohammédia des Oulémas du Maroc ; Rahma Bourqia, présidente de l’Univesité Hassan II Mohammédia-Casablanca ; Ahmed Boukous, récteur de l’Institut de Recherche et Culture Amazigh ; Hamid Akkar, président de l’Union des Ecrivains du Maroc ; Mahjoub El Hiba, secrétaire général du Conseil consultatif des Droits de l’Homme ; Mohamed Essaouiri, président de l’Université Ibn Toufail, Kénitra ; Abdelmajid Kaddouri, doyen de la faculté des Lettres et Sciences Ben Msik-Université Hassan II Mohammedia-Casablanca et Ahmed Siraji, vice doyen faculté des lettres Mohammedia, Université Hassan II Mohammedia -Casablanca.

Source : lereporter.ma

 

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  • C’est une occasion pour concrétiser les vœux de son gourou Allal El Fassi qui a tant tenu et fait pour se débarrasser des amazighes, de son vivant. L’arabisation que va entamer El Fassi, si l’on tient compte de ses déclarations fascistes et fascisantes et des positions de sa corporation politique, est plus qu’un intégrisme linguistique officialisé par l’Etat marocain. C’est la tragédie que subirait le peuple amazigh sur sa propre terre ! Cette arabisation menée tambours battant par des voyous et des mercenaires de la politique vise à assouvir un phantasme idéologique meurtrier. Son unique objectif est la destruction de l’identité amazighe. C’est une mascarade politique qui constitue la fierté des différents gouvernements marocains. Cette politique orientalitariste, arabodolâtre et fétichiste permettra à Abbas et au pouvoir marocain de déplacer le débat en le ramenant sur le terrain de la forme et de la rhétorique, faussement convaincus que le projet ethnocidaire est définitif. Mobiliser les institutions de l’Etat pour l’arabisation ou pour se solidariser avec les "causes" arabes repose sur les mêmes enjeux : l’aliénation des Imazighen et leur déracinement afin de les réduire à une fonction d’ustensiles et d’accessoires qui les détourne de leur réalité identitaire. Nous attendrons M. Abbas au détour mais sans surprise. L’arabisation constitue un leurre, une calamité nationale dont les conséquences sont catastrophiques : le retour au Moyen-Âge et la paralysie de notre société. Elle servira, sous Abbas, de carburant pour la benladinisation et la wahhabisation de la société, la répression de la liberté d’expression et le broyage de la diversité sous toutes ses formes. L’arabisation témoignera aussi de l’incapacité de Abbas (que certaines mauvaises langue appelle ElFoussi – Abbas le ravin) à formuler un projet de société cohérent et moderne à même d’accrocher le wagon de notre pays à la locomotive du XXIème siècle. L’arabisation sera un désastre national que n’hésitera pas à programmer Abbas et ceux qui ont trahi notre pays en collaborant avec la France coloniale pour sauvegarder leurs intérêts sordides. Rappelant à Abbas que ses andalous se sont enrichis au début du siècle passé grâce à leur statut de collaborateurs, de rapporteurs et de traîtres : ce sont eux qui alimentaient l’armée coloniale confrontée à la résistance amazighe. Et à chaque victoire des français, les traîtres andalous Alors que notre pays est caractérisé, à travers son histoire millénaire, par la diversité et l’ouverture qui constituent des valeurs fondamentalement pour imazighen, les disciples gouvernementaux du couvre feu politique, nos prophètes officiels de l’alternance planifient notre muselage. Les clans qui se partagent le pouvoir, arrivistes et cyniques, nourrissent un mythe délétère par des prétentions médiévales stérilisantes reposant sur une définition « digestive » de la civilisation. C’est dans ce cadre qu’il faudrait comprendre le combat amazighe qui vise à empêcher que l’hécatombe arabiste se produise. L’abolition et la dénonciation de l’holocauste linguistique incarné par l’arabisation reste son objectif. Abbas est averti.

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